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Bienvenue à Saint Louis, qui se cache vraiment à vos yeux, être surnaturel ou humain? Dans tous les cas il vous faudra survivre dans cette ville pleine de magie.
 

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MessageSujet: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Lun 22 Fév 2016 - 23:54
Eurydyce Chevalier

 

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Nom : Chevalier
Prénom : Eurydyce
Surnom: Eury, Dyce, Ange
Âge : 26 ans
Race : Humaine
Métier : Tout ce qui ne demande pas bac + 2 et rapporte de quoi se payer ses doses
Pouvoirs : /
Avatar: Female Hawke - Dragon Age 2
 
Je suis… je suis…
Je suis une jeune femme jaugeant le mètre soixante-dix. Pas bien épaisse, ni musclée. Je ne suis pas plantureuse. Je ne suis pas la plus féminine qu’on puisse croiser. Je ne suis peut-être pas la personne sur qui vous vous retournerez en me croisant la rue. Je ne marque pas spécialement les esprits. Tout le monde a tendance à m’oublier, je crois. Je n’ai rien de spécial, physiquement.

Pas jolie. Mais pas moche. Je suis toute en charme et non pas en beauté. Et cela me convient très bien. Mon visage est relativement fin, mais dur. Mes lèvres sont charnues, celle du bas est marquée d’une cicatrice au coin droit. Je souris peu. Je trouve mon sourire étrange. Et puis, je n’ai pas souvent de raisons de sourire. Mon nez n’est pas discret, au contraire, il est présent, bosselé, cassé à deux reprises, rafistolé comme possible par les médecins et habillé de taches brunes, que j’assume. Mes yeux sont d’un bleu azur, trop doux pour mon regard trop dur, surmontés de deux sourcils fournis, mais ordonnés, de la même couleur que le reste de ma pilosité. Ma chevelure, m’arrivant aux épaules, est souvent retenue en une queue de cheval désordonnée. Parfois, on croirait que j’ai les cheveux courts. Et ça m’irait sûrement pas trop mal, si je décidais de tout couper. Ce qui serait d’ailleurs peut être plus pratique, vue mon train de vie…

Je possède des épaules plutôt carrées, pour une femme. Et elles aussi sont couvertes de taches brunes. Je les aime bien, ces taches. Elles font parties de moi. Tout comme les cicatrices qui ornent mes avants bras, vestiges d’un passé troublé. De petits seins, ressemblant plus à des poires qu’à des pommes vertes, une taille assez peu marquée, des hanches étroites… Je vous l’ai dit, je n’ai rien d’une pin-up.

Une cicatrice barre mon ventre, au-dessus de mon nombril. Je ne sais plus vraiment comment je me suis fait ça. C’est… flou dans ma tête. D’ailleurs, j’en ai plein des cicatrices. Et toutes prouvent que je suis en vie. Même si je ne saurais vous raconter leur histoire, à tout.

Côté vêtement, je ne suis pas du genre à porter des robes et des escarpins. Si je pouvais choisir, je porterais sans aucun doute du cuir. C’est ras du corps, le sang n’accroche pas à la matière. C’est solide et une fois fait, c’est souple. Le cuir, c’est génial. Certains diraient que c’est sexy. Présomption que ceci. Un objet n’est bon que s’il est pratique. De même pour une matière. Pour une personne… hmm. Ceci est un tout autre débat…

En attendant, je ne porte que de vieux sweats et jeans élimés et des bottes trop grandes pour moi. Pour passer inaperçue, c'est le mieux. Et si on peut me porter le moins d'attention possible, moi, je suis heureuse...

 
Ce qui se passe dans la tête d’Eurydyce n’est pas forcément évident. À vrai, il n’est pas sûr que tout le monde puisse comprendre sans la juger. Après tout, elle doit sûrement être la lie de la société. Une droguée, camée, addicte, intoxiquée. Appelez-là comme bon vous semble, elle s’en moque. Ce n’est pas important pour elle. De toute façon, le jugement des autres, leurs avis, lui importent peu. Elle est telle qu’elle est et risque de ne pas changer facilement.

Si, plus jeune, elle était une jeune femme joyeuse, pleine de vie, cela a bien changé depuis son arrivée à Saint Louis. Elle a cotoyé les mauvaises personnes, mais pas par choix. Privée de repères, privée de connaissance, elle s’est tournée vers les seules personnes qui voulaient bien d’elle. Et si les détails n’ont pas leur place dans cette séquence, ce sont effectivement ceux-ci qui l’ont bien changé.

Jeune femme sombre, indépendante, discrète, elle vit au jour le jour, fait ce qu’elle peut pour gagner de quoi se payer sa dose de MDMA, de LSD ou de champignons hallucinogènes. Elle porte les traces de sa vie dans la rue, autant physiquement que mentalement. Elle n’accorde pas aisément sa confiance, protège ses biens comme s’ils étaient la prunelle de ses yeux.

Elle a toujours eu un tempérament fort, mais suite à sa descente aux enfers, et son addiction à la drogue, c’en est pire. Gare à celui qui la contrarie, elle n’hésitera pas à en venir aux mains. Et être blessée ne lui fait pas peur. Encore moins lorsqu’elle est sous ecstasy. Soyez tenus pour dit.

Autre détails… la demoiselle à une légère tendance paranoïaque qu’elle pense être due à son addiction à la drogue, et elle est victime d’hallucinations verbales. Du moins c’est ce qu’elle croit. Mais la vérité risque d’être beaucoup moins rationnelle. Or, Eurydyce a peur de l’irrationnel. Tout comme elle a peur des fantômes, qu’elle a peut être vu, mais qu’elle se rassure en se disant que ce ne sont que des hallucinations dues aux drogues. Ah. La drogue. Quelle belle excuse pour se rassurer…

 
Qui suis-je… ? Parce que c’est mon histoire qui me définit ? Je ne suis pas d’accord avec ça. Mais si vous insistez…

Je suis née en France, dans la belle ville de Paris. C’est là que j’ai vécu pendant toutes ces années. Je n’ai jamais connu mes parents biologiques. Seulement mon oncle et ma tante. Ils m’ont toujours dit que mes parents étaient morts dans un accident. Je ne les ai jamais crus. Du moins, j’ai cessé de les croire lorsque j’ai eu l’âge de penser par moi-même et que j’ai su lire. Mais ceci n’est pas pour maintenant.

C’est donc mon oncle et ma tante qui m’ont élevé, comme leur propre enfant. Ils ne pouvaient concevoir, aussi étais-je pour eux une bénédiction. Haha. S’ils voyaient ce que je suis devenue, ils feraient une syncope.

Bref. J’ai donc grandi comme n’importe qui, dans l’amour, la joie, la bonne humeur et les engueulades de famille. Quelque chose de banal, je suppose. Enfant, je buvais chacun de leurs mots et les prenaient pour comptant. Leurs paroles étaient d’or et je me devais de ne pas les remettre en cause. Puis est arrivée cette magnifique période qu’est l’adolescence. Votre caractère se forge, en même temps que votre corps. Vos hormones vous travaillent, vous cherchez votre place. J’ai eu cette crise existentielle du « Qui suis-je ? ». Je n’étais pas leur fille biologique, alors forcément, je me demandais à qui je ressemblais. Même si la question ne se posait pas et qu’ils restaient pour moi mes parents, ceux qui m’ont élevée, aimée, donné un toit, nourrie et blanchie, je restais une humaine curieuse de ses origines.

Et puis, c’était compliqué comme histoire. Quand j’ai dit tout à l’heure qu’ils m’ont toujours dit que mes parents étaient morts, ce n’est pas tout à fait exact. Ce qui est vrai, c’est que j’ai toujours su ne pas être leur enfant biologique. Mais au début, ils m’avaient dit m’avoir adopté. Que ma mère avait accouché sous X. Et puis, à l’âge de douze ans, je me suis rendue compte que je ressemblais étrangement à ma mère adoptive. J’ai posé des questions. Peut-être trop. Et j’ai fouiné dans ses affaires. D’accord, c’est pas réglo. Mais faut pas prendre les enfants pour des cons, même ceux qui, comme moi, n’ont jamais été doués à l’école. Lorsque j’ai trouvé une photo d’elle et d’une femme à laquelle je ressemblais étrangement, elle n’a pas pu nier l’évidence. Je n’étais donc pas adoptée. J’avais une famille biologique. J’avais des liens du sang avec elle. Elle était ma tante. Ma mère était sa sœur. Mais elle a toujours soutenue qu’elle était morte dans un accident de voiture. Après m’avoir menti une fois, je n’arrivais pas trop à la croire sur cette deuxième affirmation. Et ça a remis en cause pas mal de choses. Pourquoi m’avoir menti pendant douze ans. Pourquoi ne pas m’avoir dit que je n’étais pas adoptée ? Il devait forcément y avoir une raison là-dessous, liée à ma mère.

Douze ans. Début de la période bien chiante de votre vie. L’adolescence. C’est là où j’ai commencé à devenir une forte tête. Je posais des questions. Beaucoup de questions. Beaucoup trop de questions. Et mes parents n’y répondaient pas. Enfin, ils y répondaient sans y répondre. Ils ne disaient pas l’essentiel. Le plus important. Ils ne disaient pas ce que j’attendais qu’ils me disent. Ça a commencé à donner lieu à des crises. En plus de ma crise identitaire, en fait. Crise de nerfs. Prise de bec. Coups de gueule. Vases qui volent, verres qui éclatent, sanglots, cris. C’était pas facile tous les jours. Je n’étais pas une ado facile. Je ne sais même pas comment ils ont fait pour me supporter sans jamais me gifler. Ah. Non… jamais n’est pas le bon terme. Une fois, j’en ai pris une. Lorsque ma mère a découvert que je faisais la connerie de me taillader les bras, à quinze ans. J’ai pas forcément arrêté après. Ça m’aidait à aller mieux. Parce que je me sentais mal en dedans. Parce qu’ils répondaient pas à mes questions. Parce qu’à l’école, ça n’allait pas bien, que ça s’était su que je n’étais pas la fille biologique de mes parents. Parce que je n’étais déjà pas une fille à la pointe de la mode, parce que j’étais solitaire et différente, que je n’avais pas de poitrine, pas de taille, pas de hanches. On se moquait de moi. On m’acculait dans un coin et on riait de moi, on me pointait du doigt, on me tirait les cheveux. Une fois, on me les a coupés, en disant qu’au moins, comme ça, je ressemblerais vraiment à un garçon, que ça serait assorti avec mes vêtements. On me disait que je ne servais à rien. Que j’étais une raté et que c’était sûrement la raison pour laquelle mes parents n’avaient pas dû vouloir de moi. Non, c’était vraiment pas facile. Alors aujourd’hui je me rends compte d’à quel point ce que je faisais était con. Mais aujourd’hui encore je le fais, parfois. Parce que cette douleur, elle est libératrice. Parce que, quand je m’ouvre la peau pour laisser couler le sang, j’ai l’impression que c’est le mal que je garde en moi que je purge. Ca sert à rien de me condamner pour ça, ne vous faites pas juge et bourreau à la fois pour moi, c’est inutile.

Le fait est que non, c’était pas simple. Et au bout de quelques mois à me laisser faire, mon poing a fini par venir rencontrer le nez d’un de mes bourreaux de l’époque, le faisant craquer, saigner. Je serrais les dents, je grognais comme un animal. Et puis j’ai fini par lui bondir dessus. Un deuxième coup de poing, puis un troisième. Après, j’ai pas compté. Et quand j’ai repris mes esprits, ils étaient deux à me retenir et la principale était en train de me hurler dessus, à la fois hors d’elle et effrayée.

Inutile de préciser qu’après avoir convoqué mes parents, j’ai été renvoyée. Et sévèrement engueulée, à la maison. J’ai dû raconter mon calvaire à mes parents, sincère. Je l’ai été. Et eux, ils ont sincèrement cru que j’affabulais. Ça m’a blessé. Je me suis renfermée un peu plus sur moi. Nouveau collège. Puis nouveau lycée. La rengaine reprenait à chaque fois. Alors, j’ai cessé d’y aller. Ouais, j’ai arrêté l’école.

Sans le dire à mes parents. Mais faut pas les prendre pour des cons, eux non plus. Ils l’ont su bien assez tôt. Et ça nous a valu une nouvelle engueulade. Et je leur ai dit que ça suffisait. Et ils ont compris. Ils ont compris qu’ils n’avaient plus de prise sur moi. Qu’ils me perdaient petit à petit. Et moi aussi, je me perdais petit à petit. Je leur ai posé une ultime question. Celle de savoir ce qu’étaient devenus mes parents, sœur et beau-frère. Et ils ont gardé le silence. Un silence lourd, grave. Qui cachait beaucoup de trop grosses vérités pour moi, à l’époque. Des choses que personne ne voulait que je sache. Sauf moi. Et moi, j’ai pris ça pour une trahison. J’ai fait mon sac, avec deux trois t-shirt, un pantalon, et j’ai claqué la porte en pleine nuit. S’ils ne voulaient pas répondre, moi je ne voulais plus rester sous leur toit. Ils m’avaient déjà dit que j’étais américaine de sang, que ma mère m’avait aimé –aimait comme j’ai toujours été convaincue- énormément, même sans me connaître. Mais je m’en foutais. Ce n’étaient que des détails. Important, certes. Mais pas assez. Ils voulaient que j’ai confiance en eux, mais eux-mêmes ne me faisaient pas confiance. Avaient-ils peur que je les abandonne pour retourner en Amérique à la recherche de mes parents biologiques ? Ils devaient pourtant savoir qu’ils étaient à mes yeux mes vrais parents. Mais leur silence était bien trop lourd.

J’ai rencontré des gens, pendant mon errance. Le seul ami que j’avais au lycée m’a hébergé. Il était bien plus vieux que moi, je le retrouvais souvent après les cours. Il souhaitait des choses de moi que je ne voulais pas donner. Ma confiance, déjà. Mon corps, ensuite. Mon cœur, enfin. Mais ma confiance se mérite. Et je ne voulais donner mon corps qu’à celui qui me volerait mon cœur. Ce qui est arrivé quelques mois plus tard. Mon ami n’était pas au lycée. Ce qui fait qu’on passait nos journées dehors, à discuter, débattre de tout et de rien, du sens de la vie, des parents, des autres. De tout. On fumait. Pas que des cigarettes, je veux dire. Et on buvait des bières. Beaucoup de bières. Il m’a fait tester le poppers et les soirées de trance. La musique me faisait déjà planer. Et ce qui y circulait aussi. Des buvards. C’était amusant. Et puis, un soir, il y a eu ce mec. Torse nu, le corps luisant de sueur. Il faisait chaud. Un tatouage « sex » au-dessus du téton gauche. « Toxic » sur le bras droit. Cheveux bleus/verts, barbichette… Un nez cassé, comme le mien. Des lèvres trop grandes, qui, quand il souriait, lui donnait l’air d’un con. Des piercings aux oreilles. Un jean complètement défoncé. Et des cachets de MDMA. Il se faisait appeler Blue. Original. Mais en vrai, c’était pas moins classe. Il s’appelait Maodan. Vingt-cinq ans, originaire d’Irlande. Il me fascinait. Et visiblement, c’était réciproque, malgré la différence d’âge.

Sans comprendre pourquoi ni comment, on a terminé la soirée ensemble, chez lui. Il a été mon premier. Mon premier baiser, mon premier homme, mon premier amour… J’étais prête à tout pour lui. On a vécu ensemble pendant quatre ans. Quatre ans pendant lesquels j’ai très peu parlé à mes parents. J’avais fugué. Ils avaient tenté de me rappeler. De me demander de revenir. Mais j’avais jamais eu le courage de les affronter.

Et puis, je suis tombée enceinte. Je voulais le garder. Maodan aussi. Mais… notre quotidien, c’était la fumette, l’alcool, les soirées, la MDMA quand on avait l’argent. Qu’est-ce qu’on aurait pu lui offrir, à ce gamin, hein ? Naître accroc d’office ? Avoir des parents camés ? Finir à la DDASS ? J’étais peut être pas la nana la plus intelligente. Mais je voulais mieux pour un enfant… Maodan m’a accompagné au centre d’IVG. On lui a dit adieu. J’ai aussi dit adieu à une partie de mon cœur.  Mais c’était la meilleure chose à faire.

Deux mois plus tard, c’est à Maodan que je disais adieu. Overdose. C’est moi qui l’ai retrouvé. J’ai cru que j’allais m’effondrer. J’ai eu le bon –ou mauvais, à vous de voir- réflexe de retrouver le chemin de chez mes parents. J’ai dû assumer ce que j’étais devenue. Ils l’ont accepté. Ils m’ont aidé. Ils m’ont fait me soigner. Et ils ont répondu aux questions que je posais, quatre ans plus tôt.

Ma mère n’avait pas voulu m’abandonner, mais elle n’avait pas le choix. Un danger nous guettait aux USA. Quelque chose dont ils ignoraient tout. Et dont je n’en sais toujours pas plus. Vérité ou non, je l’ignore. Mais il fallait à tout prix qu’ils m’éloignent. Qu’ils me sauvent moi, pendant qu’elle restait pour brouiller les pistes. Mon père, personne ne savait qui il était. Et au final, peu importe. Mais… rien que ça, ça me faisait du bien de le savoir. Et puis, j’ai aussi appris qu’elle et ma tante (ma mère donc) habitaient à Saint Louis, avant tout ça. Et ma tante et mon oncle m’ont promis de me laisser y aller, si je suivais ma cure de désyntox sans faire d’histoire.

J’ai obéis. Mais ça a été long et dur. Un an pour y parvenir. Et encore, j’avais peur de rechuter. Mais ils ont tenus parole. J’ai pu aller à Saint-Louis. J’ai pu découvrir la ville où ma mère a vécue. Et… ce fut… étrange. Comme s’il s’y passait des choses bizarres. Pas tout à fait normales. Je me suis sentie épiée, nuit et jour. Mais je crois tout simplement que c’était à cause du manque qui me tiraillait, encore et toujours. Non. Je n’étais pas vraiment tout à fait guérie.

À mon retour… j’appris que notre maison avait brûlée. Et qu’ils avaient péris dans l’incendie. Mon monde s’écroulait, une nouvelle fois. C’est alors que j’ai pris la décision d’entamer les démarches pour me faire naturaliser américaine… et pouvoir rester à Staint Louis plus longtemps. Autant de temps que je le voudrais. Pour enquêter sur qui je suis. Sur ma mère. Sur tout.

J’ai réussi. Et voilà maintenant deux mois que je suis arrivée. Mais je n’ai ni emploi, ni lieu où loger. Je suis à la rue. Et les seuls habitudes que j’ai réussi à prendre, ce sont les anciennes. J’ai rencontré les bonnes –ou les mauvaises- personnes, qui ont les contacts. Ils ont accepté de partager au début. Juste assez pour que je retombe dans mes mauvais travers. Juste assez pour que j’accepte de faire n’importe quoi comme job pour pouvoir me payer une dose. Et quand j’ai pas de quoi rembourser, c’est ma gueule qu’on tabasse. Et j’ai beau avoir de beaux yeux, ça les empêche pas de cogner comme des bonhommes.

Le seul truc… qui me gêne… c’est que depuis… je sais pas, j’ai l’impression qu’on m’observe, jour et nuit. J’ai l’impression qu’on me suit. Qu’on me traque. Je suis complètement parano. Et ça me bouffe. Au moins autant que ces voix dans ma tête. Je ne saurais plus vous dire quand elles sont apparues. Mais elles me rendent folle. Elles me jugent, elles me parlent, elles commentent mes actes, elles me critiques, elles m’encouragent, elles me soutiennent… je comprends plus rien. Je perds la boule.

Je voudrais juste les faire taire. Alors je pique encore. J’avale de plus belle. J’inhale sans faire attention…

Je voudrais juste… les faire taire…

Et savoir qui je suis…

Trouver mes réponses… et être en paix… être normale.

Est-ce que... ça vous semblerait ironique de ma part si je vous disais que ce à quoi j'aspire, c'est à une vie normale ? Trouver un homme, me marier, lui faire de beaux enfants. Avoir un travail réglo, ne plus casser des gueules sur une commande ou un coup de tête. Ne plus simuler d'être heureuse ou d'éprouver du plaisir. Ne plus être une ombre parmi les ombres. Est-ce que... je ne suis qu'une ratée ? Est-ce que mes parents, biologique et de coeur, auraient eu honte de moi ?

Si Dieu existe... faites qu'il me montre le droit chemin... s'il vous plait...
 
Pseudo : Eury ou Dyce
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Ancienneté RP : 4 ans
Disponibilité RP: 7/7j
Comment avez-vous trouvé le forum? : Partenariat + connaissance
Un commentaire à faire? : Muhahaha. On va voir ce que ça va donner. :3
Je reste évasif dans le mental et l'histoire, pour justement pouvoir développer ça, inrp. Je sais déjà précisément ce que je veux, et peut être que je concrétiserai cela par la demande d'un prédéfini, si on m'y autorise. Smile
Si besoin est d'expliciter, je le ferais sous spoiler ! Smile
 

 
© A-Lice | Never-Utopia
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MessageSujet: Re: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Mar 23 Fév 2016 - 16:45
Kyle Sickness
Bienvenue a toi!! Bon courage pour la fin de ta fiche.
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MessageSujet: Re: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Mar 23 Fév 2016 - 18:03
Eurydyce Chevalier
OMG !
Un des cavaliers de l'apocalypse qui me souhaite la bienvenue ♥
My life is complete, now ♥
Merci beaucoup ! Smile
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MessageSujet: Re: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Mar 23 Fév 2016 - 23:19
Invité
Ew, t'as eu la tronche fracassée ma pauvre Eurydyce. Does it hu...//SBARFF//
Bienvenue Smile
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MessageSujet: Re: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Mar 23 Fév 2016 - 23:27
Eurydyce Chevalier
Ewai. J'ai beau avoir de beaux yeux, ça les dissuade pas de cogner comme des porcs quand j'paye pas. Sad
You dumbf.../PAN/
Thank you toi ♥
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MessageSujet: Re: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Jeu 25 Fév 2016 - 10:39
Jun Yami
Bonjour mzelle, je te souhait tout d'abord là bienvenue parmi nous! J'ai lu ta fiche (ouais faut bien faire son boulot parfois) Je vois pas de soucis au niveau du caractère et de l'histoire. C'est assez développer. J'aime bien ton personnage aussi et j'ai hâte de le voir en jeu.

De ce fait je te valide et tu peux donc commencer les rps ♥

_________________
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Marshal Fédéral Adjoint
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MessageSujet: Re: [terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce Aujourd'hui à 19:36
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[terminée] “Est-ce que je crois aux fantômes ? Oui. Et j’en ai peur.” || Eurydyce
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